Pourquoi changer ?

Sous forme de slogan, de programme électoral ou de simple désir, l’un promet, l’autre espère, le changement qui fera de la vie une fête et de la terre un paradis. «Il faut que cela change», chacun en est bien convaincu.

Mais qu’est-ce qui doit changer ? Là les avis ne concordent plus. Les sondages d’opinion donnent les réponses les plus diverses: Il faut changer les constitutions mal adaptées, les gouvernements incapables, les relations d’entreprise envenimées par les conflits sociaux, les conditions de vie inhumaines, la répartition des ressources nationales...

le vrai problème

Nous ne disons pas que dans ces divers domaines bien des améliorations ne soient pas souhaitables et même possibles. Mais les principaux problèmes de l’homme ne sont pas politiques, économiques, sociaux, écologiques. Ce sont des problèmes moraux. La Bible annonce depuis longtemps que «dans les derniers jours... les hommes seront égoïstes, avares, vantards, hautains...» (2e Épître à Timothée, chapitre 3, versets 1 et 2).

ce qui doit changer

Imaginez un moment le monde sans égoïsme et sans mensonge, chacun mettant en pratique les enseignements du Christ, aimant son prochain comme lui-même, faisant à autrui ce qu’il voudrait qu’on lui fasse... Et vous voyez réglés du même coup tous les conflits à quelque échelle qu’ils se situent. C’est le bonheur dans les familles, la fin de la lutte des classes, la paix entre nations, la fraternité universelle.

Oui, ce qui doit changer d’abord, ce ne sont pas les conditions de vie de l’homme, c’est l’homme lui-même, et le renouveau qui est à la base de tous les autres, c’est celui du coeur. Pas seulement celui de mon voisin, de mon employeur, de mon conjoint, de mes enfants. Mais le changement de mon propre cœur.

Ne sommes nous pas souvent mécontents de nous, honteux des folies qui traversent notre esprit ? Ne nous arrive-t-il pas de souhaiter ce changement intérieur qui ferait de nous un être pleinement heureux ?

comment changer ?

L’expérience montre, hélas, qu’il est impossible de réformer fondamentalement sa propre personnalité. Il n’est que trop vrai que, comme dit le poète, le naturel chassé revient toujours au galop.

Chose encore plus étonnante, cette réforme, Dieu lui-même a renoncé à l’entreprendre. L’homme est foncièrement pécheur, incapable aussi bien de s’améliorer que d’être amélioré. La Bible confirme en tout point notre expérience: «Le coeur est trompeur par dessus tout et INCURABLE; qui le connaît ? Moi, l’Éternel, je sonde le coeur...» (Jérémie, chap. 17, v. 9 et 10).

nouvelle naissance

Dieu ne répare jamais ce que l’homme a gâché. Mais il lui offre une nature nouvelle: une vie qui est celle de Jésus Christ et que nous pouvons nous approprier. Comment cela ? Par la foi en Lui, le Sauveur mort sur la croix pour expier nos péchés, ressuscité pour notre justification.

«Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai au dedans de vous un esprit nouveau» (Ézéchiel ch. 36 v. 26).

Un chrétien est donc quelqu’un en qui sont apparus de nouveaux besoins et de nouvelles affections. Ce qu’il aimait jusqu’à sa conversion a cessé d’avoir de l’importance. Inversement, ce qui n’avait auparavant aucun attrait pour lui, par exemple la lecture de la Bible, les réunions chrétiennes — et par dessus tout la Personne de Jésus Christ fait maintenant sa joie. Ce ne sont pas les choses qu’il quitte ni celles qu’il découvre qui ont changé; c’est donc bien son coeur qui l’a été. Le croyant est devenu capable de tout apprécier selon une autre échelle de valeurs. Une transformation radicale de sa manière de penser lui fait voir Dieu, le monde, l’avenir, et le fait se voir lui-même, sous un jour tout différent. Transformation dont il n’a pas toujours pleinement conscience, mais qui ne devrait pas passer inaperçue de ceux qui le connaissent.

les autres chrétiens

Précisément c’est cela qui arrête bien des gens : les chrétiens ne sont guère différents, à leur avis, de ceux qui n’ont pas de religion.

Cette objection n’est malheureusement que trop souvent justifiée. Mais nous tenons à dire ceci: beaucoup de ceux qui se prétendent chrétiens - et parmi eux certains conducteurs religieux n’ont justement pas passé par la nouvelle naissance. Rien d’étonnant si l’on n’en constate pas les fruits dans leur vie.

Et puis, abstenons-nous de prendre les hommes comme référence, chacun devant être jugé finalement par Dieu pour son propre compte.

Regardons à Jésus Christ qui ne nous décevra jamais, ni comme Sauveur, ni comme Seigneur, ni comme modèle à suivre, ni comme celui qui peut remplir notre coeur. Lui, justement, ne change pas; il est «le même, hier, et aujourd’hui, et éternellement» (Épître aux Hébreux ch. 13 v. 8).