Quelques pensées sur Luc 16:19-31

Ce texte de l’évangile rapporte des paroles de notre Seigneur Jésus sur ce qui se passe après la mort. Le terme de « hadès » est un mot vague qui désigne le lieu invisible où les âmes des hommes vont après la mort. La « géhenne » (aussi appelée « enfer » dans le langage courant) est le lieu des tourments éternels.

Il faut se garder de la pensée erronée que l’un des deux hommes va dans les tourments parce qu’il était riche, et l’autre, Lazare, dans le sein d’Abraham (lieu de félicité) parce qu’il était pauvre. Bien d’autres passages de la Parole montrent que le salut ne dépend pas de la réussite ou de la non-réussite, ni de la position terrestre, mais de la foi en Jésus notre Seigneur, livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification : « Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice… Or ce n’est pas pour lui seul (Abraham) qu’il a été écrit que cela lui a été compté, mais aussi pour nous, à qui il sera compté, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité d’entre les morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » (Romains 4:3, 23, 24, 25).

Ce récit de Luc 16 montre une vérité solennelle, à savoir qu’après la mort, l’esprit subsiste, et que son état est fixé pour toujours sur la terre. Il donne aussi plusieurs autres enseignements :

1. Il montre que la pensée de la réincarnation est totalement fausse.

2. Les uns vont dans le hadès et les tourments : ils ne sont pas anéantis.

3. Les autres sont dans ce que Luc 16 appelle le sein d’Abraham, et que d’autres textes appellent le paradis (Luc 23:43), ou être avec le Seigneur (Philippiens 1:23 ; 2 Corinthiens 5: 8).

4. L’esprit de celui qui « dort » — le dormir de la mort ; Actes 7:60 — vit et veille.

5. Le sort des esprits est fixé d’une manière irrévocable après la mort. Maintenant, il est encore possible de passer, en croyant, de la mort à la vie (Jean 5:24) et des ténèbres à la lumière (1 Pierre 2:9). Mais après la mort, on ne passe pas du lieu des tourments au lieu du bonheur, ni inversement. L’état des âmes est arrêté et scellé à jamais.

6. Le texte affirme d’autre part que ceux qui sont dans les tourments « voient de loin » ceux qui sont dans la félicité. Le malheureux songe à ses frères. Il ne pense pas que la compagnie de ses frères soulagerait sa souffrance, et il voudrait leur fournir le moyen d’éviter ce lieu effroyable. Il a l’idée de les faire avertir par quelqu’un qui irait des morts vers eux. La réponse qui lui est donnée est toute simple : La Parole de Dieu (Dieu l’a donnée aux hommes) suffit à tout homme ; « Ils ont Moïse et les prophètes qu’ils les écoutent ».

Pour nous aujourd’hui, par grâce, nous avons même plus que Moïse puisque nous avons les paroles de Jésus et de l’évangile, qui sont encore bien plus claires que l’Ancien Testament. C’est encore le moyen de salut aujourd’hui.